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Salaires des agents territoriaux : une revalorisation urgente, aussi dans le Pas-de-Calais

Crèches, écoles, collèges, action sociale, routes, transports, culture : le service public de proximité tient debout grâce aux agentes et agents territoriaux. Dans le Pas-de-Calais comme ailleurs, leurs rémunérations décrochent année après année. La FSU Territoriale porte une revendication claire : il faut reconstruire les grilles, pas les rafistoler.

Vingt-cinq ans de décrochage

Le constat est simple et il est chiffré : en euros constants, les traitements indiciaires ont perdu près d’un quart de leur valeur en vingt-cinq ans. D’abord une décennie de dévalorisation du point d’indice au début des années 2000, puis quinze années de gel, avec pour seule respiration quelques mesures ponctuelles présentées comme exceptionnelles. Ce n’est pas un accident de conjoncture, c’est le résultat d’une succession de choix budgétaires assumés.

Depuis le 1er juin, la revalorisation automatique du SMIC liée à l’inflation produit un effet devenu banal et qui reste pourtant anormal : des agents de catégorie C, et même de catégorie B, se retrouvent rémunérés en dessous du salaire minimum, avant rattrapage par indemnité différentielle. Autrement dit, des professionnels recrutés sur diplôme, avec de l’ancienneté et des responsabilités, sont ramenés au plancher légal.

À cela s’ajoute la flambée des prix de l’énergie, qui frappe d’abord les ménages les plus modestes sans qu’aucune mesure sociale ne soit venue amortir le choc.

Dans le Pas-de-Calais, une réalité très concrète

Au Département, cette compression des grilles touche de plein fouet les agents des collèges, les agents techniques, les personnels administratifs de catégorie C et une grande partie des métiers du social. Elle concerne aussi directement les assistantes et assistants familiaux, dont la rémunération est adossée au SMIC et qui voient leur salaire progresser au rythme des relèvements du minimum légal plutôt qu’à celui de leur qualification et de leur expérience.

Des agents mal rémunérés, ce sont des difficultés de recrutement, une perte d’attractivité des métiers territoriaux et, au bout du compte, un service dégradé pour les habitantes et les habitants. Défendre le service public et défendre celles et ceux qui le font vivre, c’est le même combat.

Ce que nous revendiquons

  • +20 % sur la valeur du point d’indice et 80 points d’indice supplémentaires à tous les échelons, pour compenser les pertes accumulées ;
  • l’indexation automatique du point sur l’inflation, pour que le pouvoir d’achat cesse d’être la variable d’ajustement budgétaire ;
  • le rétablissement immédiat de la GIPA ;
  • la reconstruction des grilles indiciaires, afin que l’avancement redevienne une véritable progression de carrière ;
  • l’égalité salariale femmes-hommes effective, avec des plans d’action contraignants dans chaque collectivité ;
  • un plan de titularisation ambitieux pour résorber la précarité ;
  • la suppression du jour de carence et la prise en charge à 100 % des arrêts maladie ;
  • le passage progressif à la semaine de 32 heures sans perte de salaire ;
  • la pérennisation de la CNRACL, sans en faire porter le coût aux collectivités au détriment des rémunérations.

Sortir aussi de la dépendance aux énergies fossiles

Un modèle énergétique soumis aux marchés et aux tensions géopolitiques pèse mécaniquement sur les revenus les plus bas. Accélérer la transition vers les énergies renouvelables et aller vers une gestion publique de l’énergie, c’est agir en même temps pour le climat et pour le pouvoir d’achat des agents.

Salaires, services publics, protection des agents, transition énergétique : pour la FSU Territoriale, ces combats n’en font qu’un.

Se syndiquer, c’est peser

En décembre 2026, les élections professionnelles détermineront qui portera votre voix dans les instances du Département. La FSU Territoriale 62 se construit avec les agents, sur le terrain, métier par métier.

👉 Rejoindre la FSU Territoriale 62


Source : La FSU Territoriale